samedi 7 janvier 2012

Oublis (écrit le 11 mai 1994)


Le monde est parfois si cruel
Qu'il m'a ôté de la bouche
Le goût sucré de la vie.
Plus rien ne me fait envie.
Plus rien n'attire mon regard.

Je n'arrive plus à sourire
J'ai oublié comment il faut faire.
Seuls mes yeux savent encore pleurer
Pour noyer ce qui reste de ma vie
Dans d'inutiles souffrances.

Car qu'est-ce donc qu'une vie
Sans tout le bonheur et l'amour qui la font vivre ?
C'est comme un tendre sourire d'enfant
Qui se heurte au mur de l'indifférence.
Seule la solitude t'acueille...

Cette solitude que les autres créent
Et dont je souffre injustement
Arraché du bonheur qui m'est dû.
Tenté par l'appel du désespoir
Je me laisse envahir.

Mes larmes ont asseché toutes les rivières du monde
Mais elles n'ont réussi à combler le manque d'amour
Qui emplit ma tête d'idées noires
Aussi vides qu'une petite ruelle après minuit
Où seul le silence de l'oubli demeure...

L'ombre De La Lagune (écrit le 10 mai 1994)


Incrustée en mon coeur
Comme le plus pur diamant
Peut l'être dans la pierre
Ton image sublime
Emerveillera toujours mes rêves
Aux confins de notre amour brisé.

Tout là-haut, dans le ciel
Lorsque je regarde la lune
Je sens que plane sur moi
Le mystère d'une ombre
Qui voudrait me parler
Ou bien venir me rejoindre.

Mais les noirs remparts de la mort
Ne se briseront jamais.
Néanmoins mon immortel souvenir
Suffira quand même
A y creuser une brêche
D'où j'apercevrai ton regard opale.

Des perles de jade
Pleuvent dans mon coeur
Sous la voix nacrée de ton âme
Innondant d'une douce chaleur
La lagune rose de notre amitié
Où nous nous reposions autrefois.

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Pour Mistigri
Mon petit chat
Enfuit pour le paradis
Le 26 avril 1994...
Beaucoup trop tôt.

Le Naufrage (écrit le 05 mai 1994)


Prisonnier d'un triste monde
Qui n'a jamais été en mesure
De satisfaire mes idéaux
Mon esprit tourmenté fuit
Et se perd dans mes rêves bleus
D'où jamais il ne reviendra.

Egaré dans les cités de la haïne
Mon sourire furtif et forcé
Se noie peu à peu dans le néant
Absorbé dans les labyrinthes de ma mémoire
Où mes souvenirs ne sont plus qu'un vent
Qui s'échappe par la fenêtre du doute.

Exclu de la chaleur humaine
Mon coeur trop tôt arraché
Du plaisir de la vie
Erre dans une course sans fin
A la recherche d'un amour inconnu
Qui jamais ne l'abandonnera.

Et dans cette éternelle quête
Il n'y aura toujours
Qu'une seule vérité.
Celle d'un homme
Prêt à tout sacrifier
Pour enfin connaître le bonheur...

Le Petit Ange Blanc (écrit le 02 mai 1994)

Sous ton tendre regard de velours mielleux
Tu ne vivais que pour ta douce patronne.
Elle a déversé dans ton coeur plus d'amour
Que tout océan ne peut en contenir.
Elle t'a toujours offert le bonheur dont tu as rêvé
Pour que chaque seconde de ta vie soit un paradis.

Tu as été chaque jour pour elle
Comme son troisième enfant
Pour qui elle aurait donné son coeur
Plutôt que de voir le tien s'envoler.
Ton image alimentera toujours ses rêves
Où flotte le parfum d'un éternel amour.

Elle a fait de ta vie un plaisir extrême
Emplit de montagnes de cadeaux
En cédant à toutes tes envies.
C'est sûrement pour cela que ton pelage de neige
Brillait avec tant de force et de beauté
Faisant de toi un magnifique petit ange blanc.

Telle une fée aux mille pouvoirs magiques
Elle a exaucé tous tes voeux les plus chers
Pour faire de toi le chat le plus heureux.
Telle une reine dans son royaume de cristal
Elle a fait de ton incomparable beauté
Un fleuve où coule tout l'amour d'une vie.

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A mon adorable Mistigri
Que jamais nous n'oublierons
Et à ma mère bien-aimée.

Boule D'amour (écrit le 13 avril 1994)


Tu étais le rayon de soleil qui réchauffait mon coeur
Lorsque la tristesse s'emparait de mon âme.
Tu as embelli ma vie si souvent terne.
C'est toi, mon adorable et irremplacable petit Pollux !

Telle une voluptueuse boule de fourrure abricot
Tu gambadais à vive allure dans mon coeur.
Ta chaleureuse présence était pour moi
La source d'un immense bonheur partagé !

Mais en ce sombre jour du 10 avril
Ton âme fidèle à mon amour s'est éteinte...
Tu t'es endormi dans un profond sommeil
Et avec toi, une partie de mon âme s'éteint aussi...

Je t'ai peut-être aimé
Plus que je n'aimerai jamais quiconque...
Car toi au moins
Tu as su me comprendre !

Tu as marqué de ton empreinte
Ma mémoire douloureusement meurtrie...
Et je me souviendrai toujours de toi
Car tu es mon éternel compagnon !

Tu resteras le symbole d'une amitié humaine
Que je n'ai jamais eue...
Car tu m'apportais la compagnie
Que même une fille ne pourra jamais combler !

La complicité qui nous unissait
Chaque simple jour de ma vie ratée,
Etait d'une incommensurable force
Bien au-delà de l'imagination humaine !

Mais lorsque je repense à toi
Mes yeux se remplissent de larmes...
Et mon coeur s'emplit de regrets
Car rien ne sera jamais plus comme avant...

La douleur d'une perte
Ne s'efface jamais complètement...
On essaie d'oublier
Mais la douleur demeure...

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En mémoire de mon regretté hamster
Que jamais je n'oublierai...
A toi, mon petit Pollux adoré...

Pierre De Lune (écrit le 11 avril 1994)


Dansant sur les pétillantes braises du désir
Ta féminité incendiaire tourbillonne dans mon esprit
Arômatisée par l'essence ambrée de ton corps
Sous la luminosité ardente de ton regard enchanteur.

Dans le puissant élixir de la vie et de l'amour
Tu virevoltes sous un magnifique éclat doré
Enveloppé d'une douce splendeur paradisiaque
Apportant la lueur bleutée du rêve dans ma vie.

Telle une délicate bouffée d'air pur
Ta précieuse chaleur irrigue mon coeur enflammé
Envahit par l'envoûtante passion de ton âme
Et bercé tendrement par la subtile limpidité de ton sourire.

Balancée par le souffle vivifiant de l'amour
Ta fine chevelure cuivrée rayonne de mille feux
Dans la lumière cristalline de l'admiration
En proie à l'éclat turquoise des cieux exaltés.

Comme la pulpe vermeil d'une grenade sanguine
Ta bouche couleur de rubis orne ton visage radieux
Couronnant tes sublimes yeux de miel
Semblables à de lumineuses amandes de jade vert.

Ta beauté suprême est le nectar étoilé
Qui caramélise ma vie d'un brûlant extase
Tandis que ta soyeuse tendresse s'épanouit
Dans mon âme en éternelle éruption.

Utopie (écrit le 09 avril 1994)


Embellie par les reflets d'une aube rougeâtre
Ton angélique beauté illumine le ciel
Innondant l'atmosphère d'une mystérieuse magie
Sous la teinte violacée d'un soleil à peine éveillé.

Dans la sérénité d'une forêt encore endormie
Ton si doux et exaltant parfum
A su faire changer la couleur des fruits
Du vert émeraude au rouge pourpre.

Le vent léger du chaud crépuscule
Caresse tes étincelants cheveux châtoyants
Tandis qu'il rafraîchit des adorables joues
Roses comme de délicieuses framboises sucrées.

Dans le parfum des brumes irisées
Parmi la splendeur des orchidées sauvages
Ton amour sacré à l'arôme de vanille
Excite subtilement mes sens les plus purs.

Voluptueuse comme la senteur d'un champ de blé
Ton odeur ennivrante innonde chaque nuit mes rêves
Où tes lèvres sulfureuses me sourient
Veloutées comme la tendre caresse du satin.

Dans l'impénétrable obscurité de la nuit
Tels de resplendissants saphirs translucides
Tes yeux scintillent du bleu argenté de la mer
Et me subjuguent d'un désir et d'un amour passionnés.

Le Souffle Dévastateur (écrit le 16 mars 1994)


Caché derrière l'immensité des nuages gris
Le soleil perd brusquement son éclat ambré
En plongeant l'humanité dans les ténèbres.
Sous cette mystérieuse obscurité
L'atmosphhère semble soudain s'épaissir.

Surgit du néant obscur
Un grondement lointain rugit
Stoppant le chant mélodieux des oiseaux multicolores.
D'une vitesse fulgurante
Il se rapproche de l'homme.

Et d'un seul coup
Dans l'ahurissement le plus total
Le ciel tout entier s'embrase
Innondé d'une aveuglante lumière blanche
Qui transforme le monde en un amas de cendres brûlantes.

Un vent foudroyant se lève
Tel une main de géant
Et balaye la vie en une fraction de seconde
Sous le regard impuissant d'une humanité vaincue
Qui périt dans un indicible fracas.

Le souffle titanesque s'estompe alors
Au fur et à mesure que grandit le champignon
Ne laissant derrière lui qu'un infini désert brûlé
Tandis que des millions d'âmes
Rejoignent le bleu glacé de l'espace.

La Pluie Du Renouveau (écrit le 13 mars 1994)


Les yeux rivés au ciel
J'attends la pluie du renouveau
Qui de ses gouttes enchantées
Saura nettoyer une société impure...
Dont le goût amer
M'est resté en travers de la gorge.

Mais le ciel est vide.
Pas un rayon de soleil.
Pas un nuage.
Seul un point noir culmine...
Et paraît un peu plus gros chaque jour
Au fur et à mesure que le temps passe.

Ce petit point noir
Qui se nourrit de ma vie
Tel un maléfique vampire
Qui me suce le sang
N'est rien d'autre
Que le désespoir qui me hante.

Mais à force d'attendre
Sans que jamais rien ne se passe
J'ai fui le pays des rêves
Absorbé par le néant
Où je disparaîs pour l'éternité
Tandis que mon corps n'est plus que poussière.

Un Monde Inhumain (écrit le 11 mars 1994)


Je haïs la société
Et tout ce qu'elle contient.
D'une haïne si profonde
Qu'aucun esprit humain
N'est en mesure de l'imaginer.

Tels d'ignobles charognards
Les humains guettent mon cadavre
Pour mieux le détruire.
Car aucun parmi eux
Ne connaît la valeur d'une vie.

Et comme si cela ne suffisait pas
A assouvir leur instinct de nuire
Ils poursuivent mon âme.
Et de leurs griffes envenimées
La déchiquettent du mieux qu'ils le peuvent.

Ni morale, ni lois
Pour un peuple qui condamne
Avant même d'avoir jugé...
Telle est notre si brillante société
Dont je me passerai sans la moindre hésitation.

L'univers est si grand...
Alors pourquoi a-t-il fallu que je naisse sur terre
Pour que la douleur me déchire ?
Avec pour seule issue favorable
Mes rêves de lumière et d'espoir ?

vendredi 6 janvier 2012

Si J'étais (écrit le 08 mars 1994)


Si j'étais un sentiment paradisiaque
Je voudrais être l'amour éternel
Auquel rien ni personne ne résiste
Pour voir le plaisir des femmes
S'envoler dans la nuit
Tel un ange rejoignant les cieux.

Si j'étais un besoin vital
Je serais l'indispensable rêve
Pour apporter à des millions de gens
La joie qu'ils n'ont jamais eue
Et pour leur permettre d'exister
Ne serait-ce que l'espace d'une seconde.

Si j'étais un animal magnifique
Je voudrais être la blanche colombe
Symbole vivant d'une liberté
Qui n'existe pas sur terre
Pour percer les nuages du mensonge
Qui embrument mon esprit endolori.

Si j'étais une fleur merveilleuse
Je serais l'ennivrante rose
Pour répandre aux quatre coins du globe
Le parfum naïf de la vie
Et pour permettre au monde entier
De ressentir la joie que je n'ai jamais eue.

Incompris (écrit le 18 février 1994)


Las de la vie que je mène
Je cède à l'appel du désespoir.
Exclu de la société
Je n'ai plus rien à vivre.

Blessé dans mon amour propre
Je prends mon envol vers la liberté
A la recherche d'un idéal qui n'existe pas
Succombant à la douleur qui me transperce.

Condamné à vivre ailleurs
Loin des frontières de l'humanité
J'ai fui les lumières de la vie...
Préférant la solitude à l'incompréhension.

Victime du rejet inepte des hommes
Mon âme meurtrie pleure.
Mais c'est quand on souffre
Qu'on apprend le plus...

Mais à quoi bon apprendre
Si ce n'est que pour souffrir ?
Je préfère être un ignare heureux
Qu'un savant malheureux.

Sans Appel (écrit le 18 février 1994)


Je me demande souvent pourquoi
La vie est si compiquée.
"Elle n'est pas compliquée..."
Me répond ma conscience
"La vie est simple lorsqu'on la comprend."

Mais je l'ai déjà comprise.
Alors pourquoi ai-je tant de mal
A trouver ma place
Dans cette société si indifférente...
Où l'on n'accepte pas mes différences ?

C'est sûrement parce qu'il n'y a plus
La moindre particule d'espoir...
J'aurai dû naître sur une autre planète
Dans une autre dimension
Ou bien n'avoir jamais été.

C'est terminé, mon cas est sans appel.
Il ne me reste plus
Qu'une seule chose à faire :
Attendre que le sommeil éternel
M'envahisse à tout jamais.

L'espérance Brisée (écrit le 26 janvier 1994)


Jour après jour
Je m'éveille dans la douleur
Et je me demande si mon dernier jour
N'est peut-être pas arrivé.

Le doute m'enveloppe
Et son froid intense me pénètre
Tel celui de la mort
Qui cherche à me voler mon âme.

Ma vie à peine entamée
Est déjà pleine de regrets...
Ma vie est encore plus pitoyable
Que la pitié elle-même.

Pour chasser ma solitude
Je regarde mes semblables...
Et dans un soupir blessé
Je ressasse péniblement mes souvenirs.

Ma vie n'a plus ni sens
Ni but à atteindre...
Alors pourquoi vivre
Lorsque tout est déjà mort ?

Le Jugement Dernier (écrit le 24 janvier 1994)


Tous autant que vous êtes
Vous me jugez par mon comportement
Sans pour autant connaître ma personnalité profonde.
Mais de quel droit osez-vous le faire ?

Car enfin on ne connaît personne
Mieux que soi-même.
Et les mots que vous employez
Ne seront jamais que des mots...

Les mots ne prennent que l'intensité
Que chacun veut bien leur donner...
Mais les sentiments qu'ils expriment
Sont malgré tout uniques.

Alors pourquoi juger autrui ?
Pourquoi le comparer à soi...
Ou aux autres ?
Personne n'est assez parfait pour le faire !

Aussi avant de juger quiconque
Regarde-toi bien...
Car tu n'es rien
Sinon qu'un pauvre être humain naïf !

Le Poison (écrit le 07 janvier 1994)


Le dard envennimé de la société
Tel celui de l'impitoyable scorpion
M'a piqué si fort et si profondément
Que coule désormais dans mes veines
Le mortel poison de l'oubli.

Brûlé par trop de solitude
Mon petit coeur brisé est détruit...
Seules quelques cendres noires
Témoignent encore un peu
De la douleur qui m'a tué.

Des entrailles de l'enfer
Mon âme déchirée se consume...
M'arrachant un dernier cri
Le démon de la souffrance
M'achève dans la terreur.

Vidé de tout espoir
Mon esprit blessé est anéanti...
Seul le froid glacial de l'indifférence
Gèle mon cerveau pétrifié
Où se meurent mes rêves.

Tenté par l'abandon
J'ai envie de tout plaquer
Et de ne plus vivre.
Libéré de mon corps
Je pourrais alors vivre mes songes...

Le Déclin (écrit le 19 décembre 1993)


De tous les sentiments possibles et imaginables
Je n'en connais qu'un seul à mes yeux
Capable de détruire toute une vie.
Ce sentiment destructeur
N'est autre que la tristesse.

J'en ai fait les frais
Et ma vie est à jamais transformée...
Si profondément que rien ne me sauvera plus désormais
De mon fatal déclin.

Car il existe des cicatrices
Qui jamais ne disparaissent...
Même l'amour ne peut plus les effacer.
Car si l'amour est sans limites
La douleur, elle, est indélébile.

Et bien que tout me paraisse sans espoir
Le soleil continue de briller dans ma tête.
Car l'espoir est la dernière chose que je possède
Si je veux rester en vie.

Et malgré mon insondable peine
Je poursuis mon chemin.
Car il existe une règle d'or :
Si la douleur ne s'efface jamais
Elle peut néanmoins se détruire...