Le dard envennimé
de la société
Tel celui de
l'impitoyable scorpion
M'a piqué si fort
et si profondément
Que coule
désormais dans mes veines
Le mortel poison
de l'oubli.
Brûlé par trop
de solitude
Mon petit coeur
brisé est détruit...
Seules quelques
cendres noires
Témoignent encore
un peu
De la douleur qui
m'a tué.
Des entrailles de
l'enfer
Mon âme déchirée
se consume...
M'arrachant un
dernier cri
Le démon de la
souffrance
M'achève dans la
terreur.
Vidé de tout
espoir
Mon esprit blessé
est anéanti...
Seul le froid
glacial de l'indifférence
Gèle mon cerveau
pétrifié
Où se meurent mes
rêves.
Tenté par
l'abandon
J'ai envie de tout
plaquer
Et de ne plus
vivre.
Libéré de mon
corps
Je pourrais alors
vivre mes songes...
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