vendredi 23 décembre 2011

Hurlements Silencieux (écrit le 27 octobre 1993)


Je me suis éveillé ce matin
L'esprit vide et la bouche béante
Sous la pâle lueur d'un jour nouveau
Hurlant à pleins poumons...
Mais pas un son n'est sorti
De mon âme agonisante.

Il y a tellement longtemps
Que je n'ai plus personne à qui parler
Que mes précieuses cordes vocales
Se sont peu à peu pétrifiées
Sous le froid glacial et intense
De l'abandon et de l'oubli.

A force de donner tant d'amitié
Et d'aimer avec tant de force
Sans jamais rien reçevoir en retour
Mon coeur s'est peu à peu vidé.
Et il est désormais sec comme le désert
Où seule la mort règne en maître.

Mais là où il y a douleur
Naît un jour le plaisir.
Et ma douleur deviendra alors source
D'un bonheur jusqu'à présent insoupçonné...
Car je serai toujours là pour couver l'oeuf
D'où jaillira une nouvelle source de chaleur.

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