Je me suis éveillé
ce matin
L'esprit vide et
la bouche béante
Sous la pâle
lueur d'un jour nouveau
Hurlant à pleins
poumons...
Mais pas un son
n'est sorti
De mon âme
agonisante.
Il y a tellement
longtemps
Que je n'ai plus
personne à qui parler
Que mes précieuses
cordes vocales
Se sont peu à peu
pétrifiées
Sous le froid
glacial et intense
De l'abandon et de
l'oubli.
A force de donner
tant d'amitié
Et d'aimer avec
tant de force
Sans jamais rien
reçevoir en retour
Mon coeur s'est
peu à peu vidé.
Et il est
désormais sec comme le désert
Où seule la mort
règne en maître.
Mais là où il y
a douleur
Naît un jour le
plaisir.
Et ma douleur
deviendra alors source
D'un bonheur
jusqu'à présent insoupçonné...
Car je serai
toujours là pour couver l'oeuf
D'où jaillira une
nouvelle source de chaleur.
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