samedi 7 janvier 2012

Oublis (écrit le 11 mai 1994)


Le monde est parfois si cruel
Qu'il m'a ôté de la bouche
Le goût sucré de la vie.
Plus rien ne me fait envie.
Plus rien n'attire mon regard.

Je n'arrive plus à sourire
J'ai oublié comment il faut faire.
Seuls mes yeux savent encore pleurer
Pour noyer ce qui reste de ma vie
Dans d'inutiles souffrances.

Car qu'est-ce donc qu'une vie
Sans tout le bonheur et l'amour qui la font vivre ?
C'est comme un tendre sourire d'enfant
Qui se heurte au mur de l'indifférence.
Seule la solitude t'acueille...

Cette solitude que les autres créent
Et dont je souffre injustement
Arraché du bonheur qui m'est dû.
Tenté par l'appel du désespoir
Je me laisse envahir.

Mes larmes ont asseché toutes les rivières du monde
Mais elles n'ont réussi à combler le manque d'amour
Qui emplit ma tête d'idées noires
Aussi vides qu'une petite ruelle après minuit
Où seul le silence de l'oubli demeure...

L'ombre De La Lagune (écrit le 10 mai 1994)


Incrustée en mon coeur
Comme le plus pur diamant
Peut l'être dans la pierre
Ton image sublime
Emerveillera toujours mes rêves
Aux confins de notre amour brisé.

Tout là-haut, dans le ciel
Lorsque je regarde la lune
Je sens que plane sur moi
Le mystère d'une ombre
Qui voudrait me parler
Ou bien venir me rejoindre.

Mais les noirs remparts de la mort
Ne se briseront jamais.
Néanmoins mon immortel souvenir
Suffira quand même
A y creuser une brêche
D'où j'apercevrai ton regard opale.

Des perles de jade
Pleuvent dans mon coeur
Sous la voix nacrée de ton âme
Innondant d'une douce chaleur
La lagune rose de notre amitié
Où nous nous reposions autrefois.

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Pour Mistigri
Mon petit chat
Enfuit pour le paradis
Le 26 avril 1994...
Beaucoup trop tôt.

Le Naufrage (écrit le 05 mai 1994)


Prisonnier d'un triste monde
Qui n'a jamais été en mesure
De satisfaire mes idéaux
Mon esprit tourmenté fuit
Et se perd dans mes rêves bleus
D'où jamais il ne reviendra.

Egaré dans les cités de la haïne
Mon sourire furtif et forcé
Se noie peu à peu dans le néant
Absorbé dans les labyrinthes de ma mémoire
Où mes souvenirs ne sont plus qu'un vent
Qui s'échappe par la fenêtre du doute.

Exclu de la chaleur humaine
Mon coeur trop tôt arraché
Du plaisir de la vie
Erre dans une course sans fin
A la recherche d'un amour inconnu
Qui jamais ne l'abandonnera.

Et dans cette éternelle quête
Il n'y aura toujours
Qu'une seule vérité.
Celle d'un homme
Prêt à tout sacrifier
Pour enfin connaître le bonheur...

Le Petit Ange Blanc (écrit le 02 mai 1994)

Sous ton tendre regard de velours mielleux
Tu ne vivais que pour ta douce patronne.
Elle a déversé dans ton coeur plus d'amour
Que tout océan ne peut en contenir.
Elle t'a toujours offert le bonheur dont tu as rêvé
Pour que chaque seconde de ta vie soit un paradis.

Tu as été chaque jour pour elle
Comme son troisième enfant
Pour qui elle aurait donné son coeur
Plutôt que de voir le tien s'envoler.
Ton image alimentera toujours ses rêves
Où flotte le parfum d'un éternel amour.

Elle a fait de ta vie un plaisir extrême
Emplit de montagnes de cadeaux
En cédant à toutes tes envies.
C'est sûrement pour cela que ton pelage de neige
Brillait avec tant de force et de beauté
Faisant de toi un magnifique petit ange blanc.

Telle une fée aux mille pouvoirs magiques
Elle a exaucé tous tes voeux les plus chers
Pour faire de toi le chat le plus heureux.
Telle une reine dans son royaume de cristal
Elle a fait de ton incomparable beauté
Un fleuve où coule tout l'amour d'une vie.

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A mon adorable Mistigri
Que jamais nous n'oublierons
Et à ma mère bien-aimée.

Boule D'amour (écrit le 13 avril 1994)


Tu étais le rayon de soleil qui réchauffait mon coeur
Lorsque la tristesse s'emparait de mon âme.
Tu as embelli ma vie si souvent terne.
C'est toi, mon adorable et irremplacable petit Pollux !

Telle une voluptueuse boule de fourrure abricot
Tu gambadais à vive allure dans mon coeur.
Ta chaleureuse présence était pour moi
La source d'un immense bonheur partagé !

Mais en ce sombre jour du 10 avril
Ton âme fidèle à mon amour s'est éteinte...
Tu t'es endormi dans un profond sommeil
Et avec toi, une partie de mon âme s'éteint aussi...

Je t'ai peut-être aimé
Plus que je n'aimerai jamais quiconque...
Car toi au moins
Tu as su me comprendre !

Tu as marqué de ton empreinte
Ma mémoire douloureusement meurtrie...
Et je me souviendrai toujours de toi
Car tu es mon éternel compagnon !

Tu resteras le symbole d'une amitié humaine
Que je n'ai jamais eue...
Car tu m'apportais la compagnie
Que même une fille ne pourra jamais combler !

La complicité qui nous unissait
Chaque simple jour de ma vie ratée,
Etait d'une incommensurable force
Bien au-delà de l'imagination humaine !

Mais lorsque je repense à toi
Mes yeux se remplissent de larmes...
Et mon coeur s'emplit de regrets
Car rien ne sera jamais plus comme avant...

La douleur d'une perte
Ne s'efface jamais complètement...
On essaie d'oublier
Mais la douleur demeure...

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En mémoire de mon regretté hamster
Que jamais je n'oublierai...
A toi, mon petit Pollux adoré...

Pierre De Lune (écrit le 11 avril 1994)


Dansant sur les pétillantes braises du désir
Ta féminité incendiaire tourbillonne dans mon esprit
Arômatisée par l'essence ambrée de ton corps
Sous la luminosité ardente de ton regard enchanteur.

Dans le puissant élixir de la vie et de l'amour
Tu virevoltes sous un magnifique éclat doré
Enveloppé d'une douce splendeur paradisiaque
Apportant la lueur bleutée du rêve dans ma vie.

Telle une délicate bouffée d'air pur
Ta précieuse chaleur irrigue mon coeur enflammé
Envahit par l'envoûtante passion de ton âme
Et bercé tendrement par la subtile limpidité de ton sourire.

Balancée par le souffle vivifiant de l'amour
Ta fine chevelure cuivrée rayonne de mille feux
Dans la lumière cristalline de l'admiration
En proie à l'éclat turquoise des cieux exaltés.

Comme la pulpe vermeil d'une grenade sanguine
Ta bouche couleur de rubis orne ton visage radieux
Couronnant tes sublimes yeux de miel
Semblables à de lumineuses amandes de jade vert.

Ta beauté suprême est le nectar étoilé
Qui caramélise ma vie d'un brûlant extase
Tandis que ta soyeuse tendresse s'épanouit
Dans mon âme en éternelle éruption.

Utopie (écrit le 09 avril 1994)


Embellie par les reflets d'une aube rougeâtre
Ton angélique beauté illumine le ciel
Innondant l'atmosphère d'une mystérieuse magie
Sous la teinte violacée d'un soleil à peine éveillé.

Dans la sérénité d'une forêt encore endormie
Ton si doux et exaltant parfum
A su faire changer la couleur des fruits
Du vert émeraude au rouge pourpre.

Le vent léger du chaud crépuscule
Caresse tes étincelants cheveux châtoyants
Tandis qu'il rafraîchit des adorables joues
Roses comme de délicieuses framboises sucrées.

Dans le parfum des brumes irisées
Parmi la splendeur des orchidées sauvages
Ton amour sacré à l'arôme de vanille
Excite subtilement mes sens les plus purs.

Voluptueuse comme la senteur d'un champ de blé
Ton odeur ennivrante innonde chaque nuit mes rêves
Où tes lèvres sulfureuses me sourient
Veloutées comme la tendre caresse du satin.

Dans l'impénétrable obscurité de la nuit
Tels de resplendissants saphirs translucides
Tes yeux scintillent du bleu argenté de la mer
Et me subjuguent d'un désir et d'un amour passionnés.

Le Souffle Dévastateur (écrit le 16 mars 1994)


Caché derrière l'immensité des nuages gris
Le soleil perd brusquement son éclat ambré
En plongeant l'humanité dans les ténèbres.
Sous cette mystérieuse obscurité
L'atmosphhère semble soudain s'épaissir.

Surgit du néant obscur
Un grondement lointain rugit
Stoppant le chant mélodieux des oiseaux multicolores.
D'une vitesse fulgurante
Il se rapproche de l'homme.

Et d'un seul coup
Dans l'ahurissement le plus total
Le ciel tout entier s'embrase
Innondé d'une aveuglante lumière blanche
Qui transforme le monde en un amas de cendres brûlantes.

Un vent foudroyant se lève
Tel une main de géant
Et balaye la vie en une fraction de seconde
Sous le regard impuissant d'une humanité vaincue
Qui périt dans un indicible fracas.

Le souffle titanesque s'estompe alors
Au fur et à mesure que grandit le champignon
Ne laissant derrière lui qu'un infini désert brûlé
Tandis que des millions d'âmes
Rejoignent le bleu glacé de l'espace.

La Pluie Du Renouveau (écrit le 13 mars 1994)


Les yeux rivés au ciel
J'attends la pluie du renouveau
Qui de ses gouttes enchantées
Saura nettoyer une société impure...
Dont le goût amer
M'est resté en travers de la gorge.

Mais le ciel est vide.
Pas un rayon de soleil.
Pas un nuage.
Seul un point noir culmine...
Et paraît un peu plus gros chaque jour
Au fur et à mesure que le temps passe.

Ce petit point noir
Qui se nourrit de ma vie
Tel un maléfique vampire
Qui me suce le sang
N'est rien d'autre
Que le désespoir qui me hante.

Mais à force d'attendre
Sans que jamais rien ne se passe
J'ai fui le pays des rêves
Absorbé par le néant
Où je disparaîs pour l'éternité
Tandis que mon corps n'est plus que poussière.

Un Monde Inhumain (écrit le 11 mars 1994)


Je haïs la société
Et tout ce qu'elle contient.
D'une haïne si profonde
Qu'aucun esprit humain
N'est en mesure de l'imaginer.

Tels d'ignobles charognards
Les humains guettent mon cadavre
Pour mieux le détruire.
Car aucun parmi eux
Ne connaît la valeur d'une vie.

Et comme si cela ne suffisait pas
A assouvir leur instinct de nuire
Ils poursuivent mon âme.
Et de leurs griffes envenimées
La déchiquettent du mieux qu'ils le peuvent.

Ni morale, ni lois
Pour un peuple qui condamne
Avant même d'avoir jugé...
Telle est notre si brillante société
Dont je me passerai sans la moindre hésitation.

L'univers est si grand...
Alors pourquoi a-t-il fallu que je naisse sur terre
Pour que la douleur me déchire ?
Avec pour seule issue favorable
Mes rêves de lumière et d'espoir ?

vendredi 6 janvier 2012

Si J'étais (écrit le 08 mars 1994)


Si j'étais un sentiment paradisiaque
Je voudrais être l'amour éternel
Auquel rien ni personne ne résiste
Pour voir le plaisir des femmes
S'envoler dans la nuit
Tel un ange rejoignant les cieux.

Si j'étais un besoin vital
Je serais l'indispensable rêve
Pour apporter à des millions de gens
La joie qu'ils n'ont jamais eue
Et pour leur permettre d'exister
Ne serait-ce que l'espace d'une seconde.

Si j'étais un animal magnifique
Je voudrais être la blanche colombe
Symbole vivant d'une liberté
Qui n'existe pas sur terre
Pour percer les nuages du mensonge
Qui embrument mon esprit endolori.

Si j'étais une fleur merveilleuse
Je serais l'ennivrante rose
Pour répandre aux quatre coins du globe
Le parfum naïf de la vie
Et pour permettre au monde entier
De ressentir la joie que je n'ai jamais eue.

Incompris (écrit le 18 février 1994)


Las de la vie que je mène
Je cède à l'appel du désespoir.
Exclu de la société
Je n'ai plus rien à vivre.

Blessé dans mon amour propre
Je prends mon envol vers la liberté
A la recherche d'un idéal qui n'existe pas
Succombant à la douleur qui me transperce.

Condamné à vivre ailleurs
Loin des frontières de l'humanité
J'ai fui les lumières de la vie...
Préférant la solitude à l'incompréhension.

Victime du rejet inepte des hommes
Mon âme meurtrie pleure.
Mais c'est quand on souffre
Qu'on apprend le plus...

Mais à quoi bon apprendre
Si ce n'est que pour souffrir ?
Je préfère être un ignare heureux
Qu'un savant malheureux.

Sans Appel (écrit le 18 février 1994)


Je me demande souvent pourquoi
La vie est si compiquée.
"Elle n'est pas compliquée..."
Me répond ma conscience
"La vie est simple lorsqu'on la comprend."

Mais je l'ai déjà comprise.
Alors pourquoi ai-je tant de mal
A trouver ma place
Dans cette société si indifférente...
Où l'on n'accepte pas mes différences ?

C'est sûrement parce qu'il n'y a plus
La moindre particule d'espoir...
J'aurai dû naître sur une autre planète
Dans une autre dimension
Ou bien n'avoir jamais été.

C'est terminé, mon cas est sans appel.
Il ne me reste plus
Qu'une seule chose à faire :
Attendre que le sommeil éternel
M'envahisse à tout jamais.

L'espérance Brisée (écrit le 26 janvier 1994)


Jour après jour
Je m'éveille dans la douleur
Et je me demande si mon dernier jour
N'est peut-être pas arrivé.

Le doute m'enveloppe
Et son froid intense me pénètre
Tel celui de la mort
Qui cherche à me voler mon âme.

Ma vie à peine entamée
Est déjà pleine de regrets...
Ma vie est encore plus pitoyable
Que la pitié elle-même.

Pour chasser ma solitude
Je regarde mes semblables...
Et dans un soupir blessé
Je ressasse péniblement mes souvenirs.

Ma vie n'a plus ni sens
Ni but à atteindre...
Alors pourquoi vivre
Lorsque tout est déjà mort ?

Le Jugement Dernier (écrit le 24 janvier 1994)


Tous autant que vous êtes
Vous me jugez par mon comportement
Sans pour autant connaître ma personnalité profonde.
Mais de quel droit osez-vous le faire ?

Car enfin on ne connaît personne
Mieux que soi-même.
Et les mots que vous employez
Ne seront jamais que des mots...

Les mots ne prennent que l'intensité
Que chacun veut bien leur donner...
Mais les sentiments qu'ils expriment
Sont malgré tout uniques.

Alors pourquoi juger autrui ?
Pourquoi le comparer à soi...
Ou aux autres ?
Personne n'est assez parfait pour le faire !

Aussi avant de juger quiconque
Regarde-toi bien...
Car tu n'es rien
Sinon qu'un pauvre être humain naïf !

Le Poison (écrit le 07 janvier 1994)


Le dard envennimé de la société
Tel celui de l'impitoyable scorpion
M'a piqué si fort et si profondément
Que coule désormais dans mes veines
Le mortel poison de l'oubli.

Brûlé par trop de solitude
Mon petit coeur brisé est détruit...
Seules quelques cendres noires
Témoignent encore un peu
De la douleur qui m'a tué.

Des entrailles de l'enfer
Mon âme déchirée se consume...
M'arrachant un dernier cri
Le démon de la souffrance
M'achève dans la terreur.

Vidé de tout espoir
Mon esprit blessé est anéanti...
Seul le froid glacial de l'indifférence
Gèle mon cerveau pétrifié
Où se meurent mes rêves.

Tenté par l'abandon
J'ai envie de tout plaquer
Et de ne plus vivre.
Libéré de mon corps
Je pourrais alors vivre mes songes...

Le Déclin (écrit le 19 décembre 1993)


De tous les sentiments possibles et imaginables
Je n'en connais qu'un seul à mes yeux
Capable de détruire toute une vie.
Ce sentiment destructeur
N'est autre que la tristesse.

J'en ai fait les frais
Et ma vie est à jamais transformée...
Si profondément que rien ne me sauvera plus désormais
De mon fatal déclin.

Car il existe des cicatrices
Qui jamais ne disparaissent...
Même l'amour ne peut plus les effacer.
Car si l'amour est sans limites
La douleur, elle, est indélébile.

Et bien que tout me paraisse sans espoir
Le soleil continue de briller dans ma tête.
Car l'espoir est la dernière chose que je possède
Si je veux rester en vie.

Et malgré mon insondable peine
Je poursuis mon chemin.
Car il existe une règle d'or :
Si la douleur ne s'efface jamais
Elle peut néanmoins se détruire...

vendredi 23 décembre 2011

Voie Sans issue (écrit le 18 décembre 1993)


La douleur me ronge
Comme un vieil os jauni
Qui n'est plus d'aucune utilité à personne
Et que tout le monde enterre
Pour qu'il disparaisse à jamais.

Mes pleurs se déversent
Jusqu'à former un océan
Sur lequel je navigue sans espoir
Attendant que le radeau sur lequel je me suis réfugié
Soit englouti dans les profondeurs de la souffrance.

Plus rien en ce triste monde
N'a le pouvoir de me séduire.
La nature humaine me repousse.
Loin de son berceau
Je recherche une autre vie.

A quoi bon continuer de vivre
Quand tout n'est plus que douleur
Pleurs et cauchemar funeste ?
Je préfère mourir et reposer en paix
Que de vivre dans le tourment et la détresse.

Mais c'est désormais sans espoir
Je ne referai jamais plus surface.
Je l'ai très bien compris.
Aussi je vous dis adieu
Car je suis à jamais meurtri.

Une Nuit De Rêve (écrit le 25 novembre 1993)


Plus envoûtante que le chant d'une sirène
Plus pure que l'éclat d'un diamant
Plus ennivrante que le parfum d'une rose
Ta beauté se déverse dans mon esprit
Telle une brûlante coulée de lave.

De sa subtile délicatesse
Si adorablement raffinée
Elle a su faire vibrer mon coeur
Comme jamais aucune autre fille
N'a réussi à le faire auparavant.

A chaque regard posé sur toi
Mon désir ne cesse de croître.
Je te caresse des yeux
Comme voudraient tant le faire mes mains
Sans jamais y parvenir.

Ta joie si naturelle et spontanée
Saura pulvériser à tout jamais
La tristesse et la douleur
Qui me détruisent lentement
Mais depuis si longtemps.

Alors mes cruelles blessures disparaîtront
Tandis que ton amour me submergera
Sous mes yeux ahuris et incrédules.
Et plus rien ne m'empêchera alors
De passer une nuit de rêve à tes côtés.

Hurlements Silencieux (écrit le 27 octobre 1993)


Je me suis éveillé ce matin
L'esprit vide et la bouche béante
Sous la pâle lueur d'un jour nouveau
Hurlant à pleins poumons...
Mais pas un son n'est sorti
De mon âme agonisante.

Il y a tellement longtemps
Que je n'ai plus personne à qui parler
Que mes précieuses cordes vocales
Se sont peu à peu pétrifiées
Sous le froid glacial et intense
De l'abandon et de l'oubli.

A force de donner tant d'amitié
Et d'aimer avec tant de force
Sans jamais rien reçevoir en retour
Mon coeur s'est peu à peu vidé.
Et il est désormais sec comme le désert
Où seule la mort règne en maître.

Mais là où il y a douleur
Naît un jour le plaisir.
Et ma douleur deviendra alors source
D'un bonheur jusqu'à présent insoupçonné...
Car je serai toujours là pour couver l'oeuf
D'où jaillira une nouvelle source de chaleur.

Une Part De Rêve (écrit le 03 septembre 1993)

Admirer les reflets étincelants du soleil
Lorsqu'à l'horizon, sur l'océan,
Le jour cède au voile terne de la nuit...

S'évader sur son île déserte,
Noyé dans la solitude,
Loin du coeur de la vie...

S'enfoncer parmi les nuages,
Bercé par notre imagination
Et coupé de toute réalité...

Sentir une main sur son épaule,
Qui, sous l'ardeur de l'amitié,
Nous réchauffe le coeur !

Ressentir la chaleur d'une femme contre soi,
Inondé par l'amour qui brûle en elle
Et attisée par le doux parfum de l'amour !

Ce sont toutes ces choses
Qui nous donnent une telle joie de vivre,
Et reconstruisent chaque jour
Nos rêves effondrés la veille !!

Mais dans la vie d'un être humain,
N'y a-t-il pas toujours,
Quelque part,
Une part de rêve... ?

jeudi 22 décembre 2011

La Douleur D'une Perte (écrit le 03 septembre 1993)

Sens grandir en toi un bonheur furtif
Qui, si tu ne sais pas le saisir à temps,
S'évadera de ton coeur comme il est venu,
Pour disparaître à jamais dans l'infini...

Même les regrets n'y changeront rien !
Ils ne feront qu’agrandir le puits
Qui t'engouffrera inévitablement
Vers les abîmes du désespoir et du doute...

Alors dans tes yeux humides
Se liront la tristesse et la mélancolie,
Et tes larmes encore chaudes
Iront rejoindre le gouffre dans lequel tu es tombé...

Mais ce n'est qu'en changeant
Que le monde progresse !!


Ma Précieuse Créature (écrit le 31 juillet 1993)

Je n'ai jamais rien vu de plus beau
Que la douceur de tes yeux !
Je voudrais m'y noyer
Pour mourir heureux !

Ta chaleur est une source
Qui chaque jour me sourit !
Radieux comme le soleil
Ton éclat m'illumines !

Ta peau si pure
Comme la rosée du matin,
Sous son doux parfum
De sa fraîcheur me pénètre !

Sur ta chevelure dorée
Parmi les reflets du soleil,
Dans une infinie légèreté
Le vent se promène !

Au clair de lune
Sous la lumière ambrée,
Tes cheveux étincèlent
Dans le bleu du ciel étoilé !

Douce comme le satin
Ta beauté m'ensorcèles !
De ses rayons voluptueux
Jaillit une infinie délicatesse !

Et même la nature
Parmi ses vives couleurs,
N'a jamais possédé
Le bleu de tes yeux !

Au son de ta voix
Mon coeur bat plus vite !
Mon esprit exulte
Alors que mes yeux te dévorent !

Sortie tout droit de mes rêves
Tu es pourtant bien réelle !
Mais sans ton amour
Je n'ai pas de raison d'être !

Car sans votre amour
Nous ne sommes rien !!!

L'éternelle Vérité (écrit le 26 juillet 1993)

Qui aujourd'hui parmi vous
Peut prétendre me connaître ?
Car enfin personne sur terre
Ne se connaît mieux que soi-même !

Ceux qui malgré tout le prétendent
Me reprochent mon silence.
Et comme toujours
Le silence dérange !

Mais mes silences expriment ma souffrance,
Car mon coeur endolori
Ne veut plus qu'on le blesse...
Il est trop meurtri !

Vous pouvez me haïr
Ou me dire ce que vous voulez
Je m'en fous...
Les critiques sont toujours constructives !

Et même si je ne suis pas le meilleur
J'ai l'avantage d'en être conscient...
Car reconnaître ses défauts
C'est un premier pas vers la guérison !

La seule et unique vérité
C'est que je suis différent de vous tous !
Je ne dis pas cela par orgueil
Mais avec fierté !

Car chaque jour de ma vie,
Je suis toujours aussi fier
De ne pas être aussi con
Que le reste de l'humanité...

Et j'ai beau me creuser la tête,
Je ne comprends toujours pas pourquoi
Ce sont toujours les imbéciles qui gouvernent
Et les êtres intelligents qui sont rejetés...

Mais chacun est maître de son esprit !
Nous donnons son intensité à chaque instant de bonheur !
Personne ne peux plus m'empêcher d'être heureux
Malgré mes éternelles différences...

mercredi 21 décembre 2011

Les Perles De L'amour (écrit le 17 juillet 1993)

La douleur est une plaie profonde
Qui à jamais laisse son empreinte,
Comme le sillage d'une cicatrice
Où se déversent nos larmes !

Pour refermer nos plaies
Il y a la chaleur des femmes !
De leurs doigts brûlants
Pénètrent en nous le désir et l'amour !

Même si nous devons mourir un jour,
La vie n'en est pas moins belle
Grâce à tout cet amour
Dont regorgent nos si douces créatures !

Et si les hommes sont trop fiers
Pour avouer qu'ils ont besoin d'amour,
Les femmes sont parfois trop égoïstes
Pour partager le leur !

Mais que ce soit dans la douleur
L'admiration ou l'indifférence,
Elles restent dans nos coeurs
L'objet de tous les désirs !!

Visions (écrit le 17 juillet 1993)

Je n'ai presque toujours eu que moi-même
Pour seul compagnon de voyage.
Un voyage qui pourrait bien se terminer
Dans l'antre glacée de la mort
Si je ne réagissais pas !

De nombreuses fois
Mon esprit curieux s'est posé la question...
Peut-être y a-t-il une justice en ce monde ?
Et même s'il n'y en a point
Je la créerai !

La solitude et l'oubli
M'ont ouvert les yeux...
Mais désormais ouverts
Je ne vois plus que des fantômes
Avec un trou à la place du coeur !

Seul face à la vie
J'ai compris l'hypocrisie des hommes
Et aussi ressenti leur indifférence !
Derrière les barreaux de ma sombre cellule
Je me suis endurci !

Mais je persiste à croire
Que le rêve est la route de ma victoire !
Car grâce à mes rêves,
Je me construis chaque jour
Pour mieux vous imposer ma réussite !

Malgré l'intense douleur
Mon humanisme grandit !
Mes plaies se referment,
Mon esprit s'ouvre
Et mon coeur vous englobe !

Aussi je voudrais bien
Continuer de rêver
A une humanité plus humaine,
Mais mes rêves m'ont trop souvent déçus
Pour que je puisse encore y croire !!

Toujours Plus Haut (écrit le 14 juillet 1993)

Sur nous plane le danger
Venu des quatre coins du monde.
Nous l'avons crée
Mais ne pouvons le détruire.

Hier mon ami
Aujourd'hui mon ennemi,
Cet inévitable danger
C'est le progrès !

Grâce à lui
Nous avons conquis la lune !
Mais à cause de lui
Hiroshima est morte !!

Toujours grâce à lui
Les malades guérissent !
Mais toujours à cause de lui
La nature tombe malade !!

Mais le bonheur de l'Homme
Est bien trop important
Pour que nous le délaissions
Au profit des machines !

Alors que faire ?
Anéantir ce progrès
Qui détruit notre bonheur ?
Impossible : il est trop tard ! ...

L'Homme ne cessera jamais d'évoluer
Peut-être jusqu'à sa propre destruction...
Et se réveillera-t-il un jour
Dominé par des machines créées de ses propres doigts ?

Car à force de viser toujours plus haut
L'Homme finira étouffé par son propre orgueil !!

La Planète Dorée (écrit le 09 juillet 1993)

Mobile et imperturbable
Le monde avance.
Mais il ne s'arrêtera pas de tourner
Pour attendre les plus faibles !

Alors pour le suivre,
Il suffit de prendre le train en marche
Et de ne pas le laisser nous distancer.
Il fait être plus fort que lui !

Face à son évolution
L'avenir se construit.
Mais nous ne savons pas ce qu'il nous réserve
Alors comment nous y préparer ?

Car si le monde change chaque jour
Tâchons de changer avec lui.
Si nous voulons le comprendre
C'est le prix à payer !

Nous subissons le temps et les évènements
A chacun de les vivre comme il le peut.
Mais ne les laissons pas nous submerger
Il faut s'y adapter !

Et face à ces changements
Il ne nous reste que quelques solutions :
Imagination, doute, rêve ou optimisme...
A nous de choisir...

samedi 17 décembre 2011

L'impasse (écrit le 02 juillet 1993)

Du bord de ma fenêtre
Je surplombe le vide.
La tête en avant
Je vais sauter !

Que je crève ou survive
C'est du pareil au même !
Alors autant crever
Puisque tout le monde s'en fout...

Et un papillon sur mon épaule
D'une douce voix me murmure :
"La vie est si belle...
Reste donc avec nous !"

Mais la vie m'a si souvent déçu,
Comment pourrai-je encore te croire ?
Toi ou les humains, vous êtes tous les mêmes !
Laissez donc mon âme se libérer !

Alors je saute
Le coeur plein de joie,
Heureux de quitter une si horrible planète
Où je n'aurais jamais dû être !

Et dans un affreux silence mortuaire
Mon cadavre s'éclate au sol...
Il n'y a pas une seule goutte de sang
Je suis déjà mort depuis longtemps !

Et mort ou vivant
Le résultat est toujours le même...
Je n'aurais fait que errer
Mais personne ne m'aura jamais aimé ni compris !!

S.O.S. (écrit le 27 juin 1993)

Toute ma vie durant
Je n'ai jamais rien connu
De meilleur que la vie
Sur cette si belle terre.

Mais pourquoi suis-je toujours rejeté
Ignoré et oublié ?
Est-ce vraiment de votre faute
Ou bien est-ce de la mienne ?

Qu'ai-je donc encore fait
Qui ne vous ait plu ?
Rien dans ma mémoire
Qui ne justifie un tel état.

Et combien de temps pourrais-je encore tenir ?
Combien de temps vais-je devoir encore souffrir ?
Combien de temps ma mémoire va-t-elle encore se souvenir
Que je suis toujours un être humain et non une bête ?

Car je n'en peux plus.
Je n'ai plus aucune raison de vivre.
Ma vie n'a plus rien d'humain.
Je ne la veux plus.

La vie m'a usé.
Je suis indifférent à tout...
Je n'ai plus rien à espérer.
J'attends la mort...

L'Incommensurable Trésor (écrit le 26 juin 1993)

Lorsque nous nous sommes connus,
Ton amitié était une rivière
Qui se déversait en mon coeur
Comme une source bienfaisante !

Nous ne connaissions que le bonheur
Dans nos rêves d'adolescents.
Rien ne pouvait nous séparer
Sous cette paix si sereine.

Tu étais comme le frère
Que je n'ai jamais eu !
Et la seule chose que tu m'aies donné
C'est cette si belle amitié !

Mais un jour le vent a soufflé
Et ton amitié s'est envolée.
Ou peut-être est-de la mienne ?
Je ne l'ai jamais su...

Et la vie a tranchée.
A chacun de choisir ses propres amis
Ou de s'en faire des ennemis...
Personne n'y peut rien !

Et lorsque je repense à toi
Et à tous ces instants passés,
Je ne comprends toujours pas pourquoi...
Il y a quelque chose qui m'échappe !

Mais saches que jusqu’à ma mort
Tu restes mon ami !
Même si ta cruelle indifférence
Me brûle désormais les yeux...

Alors ils se remplissent de larmes
Et mon coeur s'emplit de regrets.
Mais pas de regrets !
Les regrets tuent !!

De Nuages Et De Rêves (écrit le 22 juin 1993)

Depuis des milliers d'années
L'Homme admire la pureté des nuages.
Il scrute l'horizon céleste
Et observe le scintillement des étoiles.

Car dans son esprit démuni
Germent de naïves espérances.
Il implore le culte divin
Et ses prétendus pouvoirs.

Il attend la venue de Dieu
Son spirituel créateur.
Mais ce n'est pas Dieu qui a crée l'Homme
C'est l'Homme qui a crée Dieu !

Tel l'enfant qui se raccroche à ses rêves perdus
L'Homme se rattache à Dieu.
Car seul face à son existence
Il ne peut vivre...

Mais personne ne plane au-dessus de nos têtes
Assis sur un petit nuage !
Comment peut-on être aussi stupide ?
Ce n'est pas digne de l'être humain !

Car dans cette société pourrie
Remplie de haine et d'indifférence,
La seule aide que l'on puisse espérer
C'est la nôtre !!

La Rupture (écrit le 18 juin 1993)

J'ai grandi dans l'oubli
Tout seul et sans amour
N'ayant pour unique bagage
Que ma petite valise remplie de rêves.

Dans ce monde de fous
Il n't a plus personne en qui je crois.
Car la société m'a trop souvent fait de mal
Pour que je puisse encore avoir confiance en quelqu'un...

Tout ce que je désire
C'est qu'on me laisse vivre en paix.
Car je n'ai jamais rien demandé !
A personne !

Et si un jour on désire m'aider
Je répondrai à la société toute entière :
" Je n'ai plus besoin de vous.
Maintenant c'est trop tard !"

Je haïs les hypocrites
Mais vous en êtes tous...
Vous n'êtes dignes que de mon indifférence.
Ne m'adressez plus jamais la parole !

Aussi je suis sûr de ne plus jamais vous revoir.
Et quant à moi
Vous ne me reverrez plus jamais...
Laissez-moi disparaître dans l'immensité de l'univers !

vendredi 16 décembre 2011

L'être Invisible (écrit le 17 juin 1993)

Dans l'obscurité de la nuit
Un frisson glacial me pénètre l'esprit,
Tandis qu'une main squelettique
M'arrache à la réalité !

Noire comme de l'encre
Une ombre fantomatique s'approche de moi.
Elle plane au-dessus de nos têtes
Lorsque l'instant fatal approche
Pour se nourrir de nos cadavres...

Inhumaine et surnaturelle
Sa présence est indispensable.
Inhumaine et éternelle
Sa puissance est indiscutable.

Immobile sous sa cape noire
Sa faux dans une main
Et mon coeur dans l'autre,
La nuit me murmure :
"Tu n'y échapperas pas !"

Peu importe qui tu es
Ta présence ne me fais pas peur !
Tu peux m'emporter dans ton sombre royaume
Mon sentiment à ton égard ne changera jamais !

Alors vas-t'en vite !
Range ta vieille faux pourrie
Et ne reviens jamais !
Tu n'es qu'un stupide fantôme
Je n'ai pas peur de la mort !

Illusions (écrit le 30 mai 1993)

Radieux comme le soleil,
Je traverse les nuages
A la recherche du paradis.
Mais un éclair indestructible
Me foudroie en plein ciel...

Léger comme le vent,
Je prends mon envol
Dans les lumières de la nuit.
Mais une chaîne à mon pied
Me retiens à terre...

Libre comme la colombe,
Je rejoins les étoiles
Sous le clair de lune.
Mais une lumière invisible
Me brûle les yeux...

Fragiles comme une brindille,
Mes espoirs se brisent
Dans les ténèbres glaciales.
Et une main sur mon épaule
Me retiens en enfer...

Froids comme une pierre tombale,
Mes sentiments se glacent
Dans mon esprit conditionné.
Et un pieu ensanglanté
Me transperce le coeur...

La Passion Ardente De L'amour (écrit le 22 février 1993)

Lorsque je t'aime,
Ma vie n'est plus la même
Et l'amour me dirige !

Lorsque je t'aime,
Ma vie est encore plus merveilleuse qu'auparavant
Car l'amour est mon maître !

Lorsque je t'aime,
Mon coeur se remplit de bonheur
Et mon âme s'emplit de douceur !

Pourquoi ce mélange de sensations dans ma tête ?
C'est sûrement parce que je suis le seul à tant t'aimer !
Mais que signifie donc aimer ?

Aimer, c'est admirer, soutenir et comprendre son partenaire,
C'est lui tendre la main pour lui éviter la noyade
Et le réconforter lorsqu'il a de la peine...

Aimer, c'est être capable
D'entendre l'appel de son partenaire
A des milliers de kilomètres...

Aimer, c'est vivre pour son partenaire,
C'est souffrir lorsqu'il souffre
Et aimer lorsqu'il aime...

Aimer, c'est se sacrifier pour la personne qu'on aime !
Aimer, c'est devenir la personne qu'on aime !
Aimer, c'est être la personne qu'on aime !

Tout ceci pour que règne à jamais
Dans l'univers tout entier
La passion ardente de l'amour !!!